Séjour en Sardaigne, un patrimoine mégalithique unique

Géobiologie

Du mardi 18 au mardi 25 juin 2019

Cala Luna Dorgali

L’exception : un patrimoine archéologique unique en Europe,
du néolithique final jusqu’à l’âge du fer

Il y eut en Sardaigne un développement mégalithique original, unique et grandiose qui n’a aucun équivalent dans le bassin méditerranéen. L’île est un livre d’histoire à ciel ouvert, que je vous propose de découvrir à travers une sélection de sites mégalithiques choisis pour leur intérêt spécifique, en passant par les musées locaux pour ce qui concerne l’art de la céramique ou la statuaire en bronze, dans un cadre de paysages contrastés et envoûtants, où dans une discrète retenue s’exprime l’âme de civilisations que l’on sent toujours ancrées dans leurs racines. 
Deux d’entre elles nous intéressent en particulier. Elles se sont répandues sur tout le territoire avec des constructions caractéristiques homogènes et uniques en Europe : 

  • la civilisation d’Ozieri, -4500 à -2500 av.JC, du néolithique final à l’âge du cuivre moyen : domus de janas ou maisons des fées, menhirs et dolmens.
  • la civilisation nuragique, -2000 à -500 av.JC, de l’âge du bronze à l’âge du fer : tours nuraghes et villages nuragiques; puits sacrés et tombes des géants.

Toute la difficulté, et donc tout l’intérêt pour la recherche, réside dans le fait que ces civilisations n’ont laissé aucune trace écrite. Les travaux qualifiés de scientifiques liés aux fouilles et enseignements archéologiques, nourris de leurs contradictions et controverses habituelles, sont certes une base indispensable mais insuffisante, tant que feront défaut l’interprétation des grilles tellurique, vibratoire et énergétique des sites qui sont leur complément géobiologique nécessaire. Pour cette raison, il est donc naturel de rapprocher la géobiologie scientifique, qui est une branche de la paléontologie, d’avec la définition actuelle d’une géobiologie qui est reconnue comme la discipline qui peut traiter des interactions entre environnement, constructions et modes de vie. 

La culture Ozieri : domus de janas, menhirs et dolmens.

Outre les témoignages de nombreuses colonies rupestres et autres villages de huttes en plein air, cette civilisation nous est connue pour ses sites funéraires, les « domus de janas » joliment traduits par « maisons des fées ». On en dénombre plus de 3000 à ce jour. Ce sont des cavités taillées à même la roche, qui peuvent être solitaires ou le plus souvent regroupées en véritables hypogées avec des salles aux dimensions fort variables. Plusieurs d’entre eux présentent des motifs gravés-souvent des cornes de taureau- associés à une symbolique féminine contemporaine de statuettes représentant la Déesse Mère qu’on y a retrouvées. Bien évidemment, la finalité de ces domus n’est pas clairement établie ; étaient ils aussi des lieux de culte ? 
J’y ai fait une découverte originale qui pourrait faire référence au phonolithe, la pierre devenant le support de rituels vocaux et sonores pour la Terre Mère. A partager absolument !
La présence de menhirs et de dolmens dans l’île est remarquable : plus de 700 menhirs et 200 dolmens y sont répertoriés. Les dolmens sont généralement de dimensions modestes à une chambre, on trouvera plus tard des dolmens à galerie (allée couverte), qui préfigurent l’architecture des tombes des géants de l’ère nuragique ultérieure.

La civilisation nuragique : nuraghes et villages , temples à mégaron, tombes de géants et puits sacrés

Les nuraghes, villages et temples à megaron

Les nuraghes pourraient être la marque d’une carte postale souvenir de la Sardaigne, car ils sont à l’évidence les édifices les plus visibles et typiques de l’architecture sarde, édifiés durant la protohistoire, à l’âge du bronze. Il en reste plus de 7000 ! Ces édifices, dans leur plus simple appareil, sont des tours circulaires à cône tronqué, fermées à l’intérieur en tholos, c’est à dire en fausse voûte par l’encorbellement des pierres qui les constituent. Certains nuraghes, dotés de plusieurs tours, s’apparentent à des forteresses. Néanmoins, leur usage reste controversé. S’il semble à priori militaire, cette hypothèse est nettement insuffisante, tant leur variété, leur implantation et leurs charges vibratoires sont diverses.
Aux environs des tours nuraghes, et suite aux fouilles archéologiques, les cabanes de pierres de nombreux villages ont été identifiées, sans leur toiture de troncs et branchages évidemment disparus; leur agencement intérieur finira par s’articuler autour d’une petite cour. On y trouve parfois une pièce circulaire, qu’on nommera rotonde, construite avec un soin particulier. Certaines deviendront même des entités autonomes, les cabanes de réunion : d’une taille plutôt grande, elles sont dotées d’une banquette de pierre courant le long des parois, et d’un petit bassin au centre. A quel usage pouvaient elles bien servir ? 
Sont aussi présents dans certains villages de magnifiques temples à megaron (pièce longue), déjà connus depuis l’Antiquité grecque, de structure rectangulaire. Avec les cabanes de réunion, ils nous permettront certainement de nous rapprocher des pratiques qui leur étaient associées, rituelles, festives, ou encore représentatives de la vie de la cité… en décodant le tellurisme, les parcours possibles et les mémoires qui sont toujours présents. 

Les puits sacrés

L’architecture religieuse est directement lisible en se rendant sur les puits et sources sacrés, dédiés aux divinités de l’eau comme leur nom l’indique. L’eau est particulièrement précieuse dans une île qui n’est pas si éloignée de l’Afrique, cette eau qui prend sa source du sein de la Grande Mère. La dévotion de ces peuples était grande, tant on a retrouvé nombre de statuettes en bronze sur les lieux. Le schéma de construction des puits est largement codifié, et leur découverte fait forte impression, tant par l’ingénierie du bâti que par la beauté des sites où ils sont implantés. Là encore, nous aurons le plaisir de ressentir et vivre la grâce qui émane de ces endroits magiques.

Les tombes de géants

C’est dans la partie centrale de l’île que l’on trouve la plupart de ces tombeaux aux dimensions assez considérables, qui sont à quelques exceptions près, les seuls types de sépultures liés à l’époque nuragique. La chambre funéraire était souvent de type dolménique dans un tumulus fort allongé ; mais ce qui est surtout remarquable, c’est la partie antérieure du monument, l’exèdre, qui s’ouvre en deux bras en forme de croissant, délimitant ainsi un espace semi circulaire où devaient se dérouler les cérémonies. Par sa forme, cet espace fait-il encore référence, comme dans les domus de janas de la civilisation d’Ozieri, à la symbolique du taureau ? La stèle centrale impressionne ; de forme ogivale, elle est aussi incurvée, pourvue d’un listel en son centre, et d’une minuscule ouverture à la base, qui est en fait la porte d’accès au tombeau : cet agencement pose bien des questions pratiques et d’interprétation spirituelle du rituel funéraire, autant par l’étroitesse de l’entrée au tombeau, que par le motif horizontal qui semble couper la stèle centrale en deux parties. Une tradition nous apprend que les Sardes ont encore coutume de dormir près des tombes de leurs aïeux à des fins magiques et thérapeutiques…Je dois reconnaître que j’apprécie tout particulièrement ces mégalithes qui n’ont aucun équivalent dans le monde, et auprès desquels règne une atmosphère particulière.
La fin de la période nuragique correspond à l’occupation de la Sardaigne par les Carthaginois au Vème siècle, suivie de peu par celle des Romains. 

Notre parcours découverte

La Sardaigne est vaste, on n’en connaît souvent que les côtes de quelques stations de renom. Afin de la découvrir autrement, j’ai fait le choix d’en visiter deux régions.
Nous séjournerons d’abord deux jours au centre de l’île, dans la province d’Oristano et la région forestière du Barigadu où dominent les chênes lièges, près du lac Omodeo- le plus grand lac du territoire-, où nous découvrirons par exemple un puits sacré exceptionnel et un site où sont rassemblés plus de 150 menhirs. 
Puis nous passerons l’essentiel du stage- presque cinq jours- en Barbagie, dans la province de Nuoro, tout près de la côte Est, dans le secteur découpé et montagneux du Gennargentu, à Dorgali, une région dont la beauté est saisissante. Nous agrémenterons notre séjour par la visite de sites incontournables, comme le canyon di Goroppu, émotions garanties ! Passée la falaise, on débouche sur la station balnéaire de Cala Gonone, où nous prendrons le bateau pour Bue Marino, une grotte marine dont la réputation est internationale, où s’inscrivent les pétroglyphes d’une danse du soleil (civilisation d’Ozieri). 
L’hébergement est organisé dans des résidences agriturismo, gîtes ruraux à l’exploitation familiale, où la cuisine sarde est fort appréciée.

Lessentiel de notre programme : 

  • Dorgali : musée, village nuragique de Serra Orrios, tombe des géants S’Ena et Tomes, Canyon di Gorropu, domus de janas Pirisché.
  • Cala di Gonone : Nuraghe di Mannu, Grotte Bue marino.
  • Orune : Fontaine sacrée Su Tempiesu.
  • Paulilatino : village nuragique et puits sacré de Santa Cristina.
  • Sorgono : parc archéologique des menhirs de Biru e Concas.
  • Sorradile : musée et domus de janas de Prunittu. 
Grotte-bue-marino

LIEU

Agriturismo Sa tanchitta, Ula Tirso (centre- proche lac Omodeo)

Agriturismo Su Cuile, Dorgali (proche côte est)

DATES

Aller : mardi 18 juin, départ Port de Toulon 20h, arrivée mercredi19, Porto Torres, 8h.

Retour : mardi 25 juin, départ Port de Golfo Aranci 20h, arrivée Toulon mercredi 26, 8h.

TARIF/REMARQUES *

Stage 7 jours+hébergement 6 nuits demi-pension, pique nique déjeuner compris, chambre twin 2 pers+transport bateau AR : 785€ (chambre individuelle selon disponibilité 845€).

Supplément : entrées sur les sites, 4×4, bateau : compter 50€ pers. 

Participation au covoiturage en France et en Sardaigne.

MATÉRIEL UTILE

Tenue randonnée adaptée à la saison. Bonnes chaussures indispensables !

Baguette de détection, pendule possible. 

Boussole, mètre ruban 2 m ou 5 m. 

Carnet de notes, chapeau, maillot de bain, appareil photo.


* Dispositions particulières liées à la traversée : trajet aller retour par bateau (Sardinia ferries) inclus et garanti par une agence de voyages jusqu’au 1er avril, à la condition d’un groupe suffisant de 20 personnes, 10 véhicules requis (avec options cabines et fauteuils). Organisation en covoiturage pour Toulon A.R. à compter du mois d’avril pour limiter le nombre de véhicules.

Prérequis et objectifs

Ce stage est d’un niveau intermédiaire/évolutif, il est donc souhaitable d’avoir un minimum de ressenti ou un peu de pratique préalable en lien d’une manière ou d’une autre avec la géobiologie ou la bioénergie ; néanmoins pour les personnes qui découvrent, un entretien préalable au téléphone est utile pour définir s’il vous convient. 
Vous pourrez affiner vos perceptions sensorielles sur le terrain, vous entrainer à la lecture subtile des paysages et des phénomènes rencontrés (tellurisme, vie invisible), vous connecter à la mémoire des sites (médiumnité), vous relier par la voix aux vibrations guérisseuses d’un haut lieu, en partageant des expériences conviviales sur des sites de toute beauté, que nous découvrirons lors de balades ou petites randonnées. Ce qui nous aussi fait aussi cheminer et grandir entre ciel et terre, donnant du sens à notre humanité, et rendre ainsi hommage à la Vie. 

Renseignements

Bruno Verdier
Tél. 06 79 15 12 35 ou email

Inscription

Les inscriptions sont prises par ordre d’arrivée et confirmées à réception d’ un acompte de 100€.

  • Téléchargez ici le bulletin d’inscription à compléter,
  • Établissez un chèque d’acompte de 100€ à l’ordre de Bruno Verdier,
  • Retourner votre bulletin et le chèque d’acompte à l’adresse suivante :

Bruno Verdier
La Chabanne
Route du Chaffaut
04000 Digne-les-Bains

Validation du stage

Le stage sera validé au plus tard le 1er avril 2019

  • En cas d’annulation, l’acompte est retourné.
  • En cas de désistement de votre part après la date butoir de la validation du stage, l’acompte n’est pas retourné.